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FTout d’abord une évidence : Traduire nécessite d’avoir une compétence rédactionnelle, et de comprendre ce qu’on traduit.

 

Dans le cadre de la traduction financière, la problématique se pose différemment car le discours financier et économique s’illustre par le langage de la vie courante, se pare de néologismes et sa structure entraine l’usage de métonymies. Elle est aussi empreinte de collocations.

Essayons d’analyser tous ces aspects qui nous aideront à comprendre pourquoi la traduction financière et économique est une vraie spécialité et que les traducteurs qui la pratiquent – parfois par défaut – , sont confrontés à une tâche difficile.

La traduction financière, langue vivante

On évoque souvent le marché comme un être vivant : « en pleine euphorie », il se « redresse », « dégringole », « se relève ».  On parle de « mariage d’amour », de « séduire »…

Il fait appel au bagage linguistique et culturel du lecteur.  Voici, pour exemples, quelques formules calquées sur des phrases usuelles « Quand  TIBCO Software va, Reuters va… » (Quand le bâtiment va, tout va…) ou encore « Tout corps plongé dans le CAC40 subit une pression de bas en haut » (Archimède ?).

Il fait appel au vocabulaire martial (« percée sur le front du chômage »), médical (« rechute des cours ») météorologique (« avis de tempête sur les marchés »), l’économie « tombe en panne », « a le vent en poupe »…etc…

Ces termes permettent au petit investisseur de s’approprier le marché : conséquence de la net économie qui a vulgarisé des concepts qui, par le passé n’étaient que l’affaire de spécialistes.

Ces expressions, journalistiques, destinées à vulgariser, on ne les retrouve pas, en revanche,  dans des documents comme les rapports annuels, les études économiques, les communiqués des banques centrales.  Dans ces cadres, plus institutionnels, la phraséologie est beaucoup plus technique.  On parlera d’ « une opération de réglage fin de retrait de liquidités », du chinois pour un néophyte !

Elle vit aussi une constante évolution.  Aucun autre domaine de traduction ne crée autant de néologismes.

Les néologismes du monde de la Finance

Il y a d’une part les termes empruntés à l’anglais, le « marketing », le « management », le « back office ».  En France, une commission s’est chargée de trouver des équivalents français à ces mots.  Mais qui a envie de parler de « post-marché » au lieu de « back office » ?  D’autant que les autres pays n’ont pas fait la démarche de s’approprier l’évolution de la langue.  Nous rappellerons (avec un sourire) que l’italien parle de « Il mouse del computer » pour nommer la souris de l’ordinateur.  Force est de constater la disparité des politiques linguistiques !

Et, les start-ups, les stock-options, les fondamentaux, le verbe « performer » ? Tous des anglicismes.

Garder le contact avec l’actualité et disposer d’une documentation conséquente

Le traducteur financier se doit de rester en contact permanent avec le marché et sa terminologie.  Il doit pouvoir disposer d’une documentation lui permettant d’appréhender des concepts difficiles et l’évolution du marché (journaux et magazines spécialisés mais aussi télévision et Internet).

Le fait d’être au courant de l’actualité permet d’appréhender certains textes et de comprendre les sous-entendus.  Le traducteur doit maîtriser son sujet au point de savoir le simplifier et le rendre clair pour tous.

Les métonymies de la traduction économique et financière

Le français déteste les répétitions, contrairement à l’anglais.  La métonymie qui est un rapprochement mental entre deux idées par association, est donc très utile, même dans le vocabulaire financier et économique.

Il faudra savoir remplacer « dollar » par « billet vert », « euro » par « monnaie unique », « Japon »  par « Pays du soleil levant », « Europe » par « vieux continent »  etc.

Les collocations de la traduction boursière

Cet autre mot inhabituel fait référence aux mots souvent associés.  Exemple : une croissance vigoureuse, un marché dynamique, la dépression conjoncturelle,…, et bien d’autres, doivent trouver leur équivalent dans la langue cible.

Des mots employés à toutes les sauces

Il y a également dans ce domaine les mots passe-partout, qui changent de sens suivant le contexte : Universe (qui désigne une globalité « markets universe »), Environment (un mot bouche-trou qui disparait souvent à la traduction), outlook (perspective ou conjoncture ?), year (« année ou exercice ?)

La traduction financière : un exercice difficile et onéreux

Peu de traducteurs ont la réelle capacité de comprendre et de traduire des documents financiers et économiques.  Ceux-ci nécessitent une grande expertise si l’on veut qu’ils soient réellement performants.  En conséquence, comme les denrées rares, la traduction financière, pratiquée par peu de vrais professionnels, est plus chère que la traduction généraliste.

CG Traduction & Interprétation s’attache depuis près de 35 ans à recruter les meilleurs traducteurs et les meilleurs interprètes du marché pour servir le monde de la Haute Finance dans l’esprit d’excellence qui est le sien.  Vous pouvez nous faire confiance, nous en sommes dignes.

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