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La traduction juridique est-elle possible ?

10 Juin 2015 | Traduction juridique

De la difficulté de la traduction en général

Traduire c’est saisir le sens d’un texte source dans ses nuances les plus fines et le reproduire de façon équivalente dans le texte  cible.   Cependant, l’identité parfaite entre le contenu source et le contenu cible reste un mythe car la traduction reste toujours sujette à contestation. « Traduttore , traditore »

La question de la crédibilité est au cœur de l’activité traduisante et le traducteur est une sorte d’apprenti sorcier qui doit s’efforcer de saisir (subjectivement) l’esprit du texte.  C’est mission quasi  impossible car deux personnes parlant la même langue ne mettent pas le même sens derrière les mots, alors d’une langue à l’autre, d’une culture à l’autre, d’un système à un autre ….

La polysémie des termes

Beaucoup de mots peuvent avoir plusieurs sens en fonction du contexte dans lequel ils sont utilisés, et de la culture du pays.  Prenons un mot simple comme le mot « information » en anglais : il peut se traduire par « information », « renseignement » ou encore « dénonciation » (dans le code criminel du Canada).  Le traducteur doit faire un choix éclairé en fonction du contexte et de ses connaissances.

L’intraduisabilité du droit

Peut-on imaginer que la traduction atteint son objectif si elle ne reflète pas fidèlement la lettre et l’esprit du texte de départ, c’est-à-dire son contenu (le droit) et son contenant (la langue) ? Le traducteur peut-il trouver  une équivalence à la fois sur le plan du droit et de la langue ?

Un système juridique est-il superposable à  un autre ?  Le droit non écrit de la « Common Law » peut-il recouvrir exactement le droit français par exemple ?  Pas toujours.  Le traducteur juridique est en conséquence une sorte de funambule essayant de maintenir un équilibre entre les mots, leur contexte et l’interprétation qu’il en fait.

Prenons  le mot « droit » par exemple, il désigne suivant le contexte un système (law en anglais)  ou une autorisation (« right » en anglais).  Ce seul mot possède un nombre infini de définitions selon les pays et les systèmes, les écoles de pensée, les idéologies et les doctrines.

Bien d’autres  termes juridiques couvrent  ainsi des champs sémantiques riches, complexes et diversifiés : acte, accord, demande, terme….

La problématique de la traduction juridique

La traduction juridique implique de passer d’un système à l’autre, non seulement au plan de  la lettre mais aussi de  l’esprit du texte cible : cela comporte risques et responsabilité car le texte juridique est souvent porteur d’effets susceptibles de mettre en œuvre d’une part une responsabilité et d’autre part une obligation.

C’est ce point qui distingue la traduction juridique de toute autre forme de traduction : elle emporte des effets juridiques.

Cette  responsabilité existe néanmoins malgré l’absence de correspondance des concepts entre les différents systèmes juridiques.  Il ne faut pas oublier qu’on traduit non pas pour comprendre mais pour faire comprendre dans ce contexte.  Le traducteur juriste a, par conséquent, une obligation particulière : donner son sens au texte qu’il traduit.  Le Ministre de la Justice exerce-t-il la même fonction s’il est Garde des Sceaux, Attorney General ou Lord High Chancellor ?  L’équivalence est bien évidemment fonctionnelle mais l’identité trompeuse.

On peut donc parler dans le cadre de la traduction juridique, de bilinguisme et de  « bijuridisme », avec – en plus – la responsabilité de la certitude induite par le caractère sacré de l’écrit (et donc de la traduction écrite)

La responsabilité de la société de traduction juridique

Traduire un texte juridique se résume toujours in fine tenter de parvenir au meilleur compromis entre tous ces paramètres.  Le fond du problème n’est pas lié à la fidélité de la traduction mais au principe d’équivalence des textes : et cette équivalence est décrétée par la loi, le système, le tribunal …  le traducteur doit arriver à une fusion harmonieuse  entre l’équivalence linguistique et l’équivalence juridique, sans sacrifier l’une ou l’autre.

Sa différence réside également dans le recours à une instance d’interprétation irréfutable : le juge, à qui revient le soin de dire le droit.  Il s’agit en fin de compte d’une volonté étatique ou politique.

Vous aurez compris que la traduction juridique est un exercice complexe qui implique de faire appel à des professionnels chevronnés car le risque d’une mauvaise traduction juridique est infiniment plus grand que celui d’une traduction autre.

L’équipe de traducteurs juridiques CG est composée de juristes pluridisciplinaires du droit, CG sait  gérer des projets d’envergure, allier  les équipes de traducteurs et de relecteurs et proposer la gestion centralisée d’un projet, dégageant ainsi le client de toute contrainte liée à la traduction.

Traduire les textes de loi, les contrats, les sites Internet des avocats, des ouvrages de droit, des conditions générales de vente, des jugements, des arbitrages, … est le quotidien d’une entreprise de traduction juridique, telle CG Traduction & Interprétation.

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