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Les traducteurs et les interprètes sont-ils des montreurs d’ours ?

17 Sep 2014 | Interpretation

Il y a quelques années, le numéro d’URSSAF d’un traducteur était le même que celui d’un montreur d’ours … C’est à dire l’absence de reconnaissance du métier.
Le statut du traducteur n’existe pas (encore) en France. Pas plus que le statut d’interprète. 
En effet, n’importe qui en France peut s’affirmer traducteur sans démontrer qu’il a obtenu un diplôme ou validé des acquis professionnels.

Il y a environ 50 ans, les interprètes se sont organisés pour défendre la profession. Ils ont créé l’AIIC (Association Internationale des Interprètes de Conférence). Les traducteurs ont créé la SFT (Société Française des Traducteurs). L’AIIC demande d’être coopté par 3 autres interprètes AIIC et sur le site de la SFT, on peut juger de la qualification des traducteurs.
Reste quand même qu’un quidam qui a passé deux mois en Angleterre peut s’installer comme traducteur et en vivre … s’il trouve des clients. Cela décrédibilise la profession même si cette situation est en train de changer car beaucoup de jeunes diplômés arrivent sur le marché et les clients sont de plus en plus exigeants.

La situation des traducteurs assermentés est différente car ils sont choisis par les Cours d’Appel.

Ils sont donc officiellement « traducteurs ». Et pourtant …
La motivation retenue pour les choisir reste un mystère. La décision, prise en huis clos, ne requiert aucune motivation et reste sans appel en cas de refus. Personne ne sait exactement dans quelles conditions les candidats sont choisis ni par qui. Qui plus est, la qualité de traduction n’est pas toujours au rendez-vous et peut même être considérée déficiente dans certains cas par manque de compétence en tant que véritable traducteur.
A CG Traduction & Interprétation, nous ne travaillons qu’avec les meilleurs et – comme recommandé par la norme AFNOR 15038 « Services de Traduction » publiée en 2004 – nous assurons une relecture systématique,comme pour toutes nos traductions – En revanche, le traducteur assermenté travaille seul et même s’il est bon et qu’il relit son travail, il est trop imprégné de son texte pour en voir les détails.
Cela dit, même non relue, une traduction assermentée fait foi devant les tribunaux ! 
Et la justice – pour ses procès – fait appel à des traducteurs assermentés et non à des interprètes.*

Mais… les choses changent … ce sera l’objet de notre prochain billet !

 

 

*Le métier d’interprète et le métier de traducteur sont deux métiers très différents :
• Le traducteur écrit, il peut faire des recherches, peaufiner, se documenter, corriger.
• L’interprète est dans l’instantanéité, ce qui est dit, est dit, et dans les conférences simultanées, le temps de réflexion est d’environ 3 secondes, il doit donc posséder le sujet et une vaste culture générale

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