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Langue des signes française (LSF), langue des signes internationale (LSI) et transcription Instantanée de la Parole (TIP) : Évolutions en perspective …

31 Juil 2015 | CG Traduction

L’origine de la langue des signes est aussi mystérieuse que celle des langues parlées  Elle existe dès l’antiquité.  Un enfant devenu ou né sourd peut facilement s’approprier cette forme de communication par gestes.

Les langues écrites reposant sur un alphabet, également composé de signes… pouvant être transmis à l’écrit, nous verrons qu’Internet a permis aux sourds et aux malentendants de gagner d’accéder à une plus grande autonomie sociale.

La LSF

Interdite en France jusqu’à la fin des années 1970, la LSF est reconnue comme une langue à part entière dans les années 1980.  Le métier se professionnalise véritablement et des formations de niveau Bac+5 sont mises en place.

Désormais, la loi française reconnait le droit de faire appel aux interprètes professionnels de la langue des signes lorsqu’ils en ont besoin ;  elle permet également l’accès aux soins pour les patients sourds ou malentendants.  Il existe un organisme : l’AFILS (Association Française des Interprètes et Traducteurs en Langue des Signes).  Celui-ci se charge de promouvoir la LSF et de fédérer les traducteurs et interprètes mais aussi de faire reconnaitre la profession (www.afils.fr)

Dans les régions francophones du Canada, les interprètes visuels utilisent le français et la langue des signes québécoise (LSQ).  On peut d’ailleurs consulter leur liste sur le site anglophone ( J) de l’AVLIC (Association of Visual Language Interpreters of Canada) !

La LSI

Elle est distincte de toutes les langues des signes nationales car elle intègre des éléments provenant d’une variété de langues des signes, essentiellement européennes.

Principalement utilisée dans les conférences internationales des sourds et des rassemblements tels que les jeux olympiques des sourds, elle est devenue nécessaire aux échanges internationaux.

Il en fut question pour la première fois lors du congrès mondial de la WDF (World Federation of the Deaf) de 1951.  Dans les années 70 est apparue une liste de 1500 signes élaborée par la Commission of Unification of Signs.

Il faut savoir que la LSI est largement dominée par la langue des signes américaine (ASL) et la langue des signes italienne.

Une pénurie d’interprètes

Alors qu’il faudrait 3000 interprètes pour couvrir les besoins des personnes sourdes ou malentendantes en France, il n’existe que 400 interprètes diplômés en exercice. Seulement 30 ou 40 interprètes sont diplômés chaque année.  Il s’agit donc là d’un beau métier d’avenir.

Tout comme tout interprète professionnel, l’interprète de LSF doit être curieux, se documenter et capable de s’adapter à différents contextes. A l’instar de l’interprète d’une langue orale, l’interprète de LSF intervient dans toutes les situations sociales : négociations, congrès, et même au sein de l’entreprise, et ce ne sont que quelques exemples ; on pourrait aussi citer les démarches administratives et bien d’autres situations.

Evolution de la LSF dans les situations de vie quotidienne et d’entreprise.

Depuis quelques années, de grandes entreprises françaises, telles Air France, AREVA, Thales, SUEZ, CAPGEMINI et le Crédit Agricole, … , se sont investies dans TADEO, une entreprise qui non seulement crée des emplois et forme des jeunes à un nouveau métier (celui d’ « e-transcripteur ») mais réussit également à mettre au cœur de la sphère économique, un sujet appartenant auparavant au registre de la compassion.

CG Traduction & Interprétation salue cette grande avancée et souhaite s’associer à la démarche RSE de  TADEO, dont elle partage l’ADN sociétal, en apportant – si nécessaire et le moment venu – son savoir-faire linguistique au développement international de ses très beaux projets au service de « l’humain ».