Quelles différence entre la Traduction juridique et la traduction assermentée ?

17 Juin 2015 | CG Traduction

Des objectifs  différents

La traduction assermentée fait foi devant les tribunaux.  Elle est certifiée conforme à l’original, tamponnée, numérotée, datée et signée par un expert traducteur inscrit sur la liste des expert près d’une cour d’appel.  Les traductions légalisées (assermentées ou jurées)  peuvent avoir un contenu juridique mais il peut aussi s’agir d’actes d’état civil, de diplômes, de brevets, de documents industriels, de rapports médicaux qui nécessitent la  validation de l’expert.

La traduction juridique, quant à elle, n’a nul besoin d’une validation officielle, elle doit en revanche, être effectuée par des professionnels de la traduction diplômés et juristes.  Elle est utile aux  services juridiques des entreprises qui doivent traduire contrats, accords, lettres de licenciement, règlementations, jugements, arrêts, etc.

Quels  traducteurs ?

Le traducteur assermenté est-il juriste ?  Oui et non… Il ne traduit pas uniquement le droit et n’a pas forcément reçu de formation juridique.  Mais, il a prêté serment et engage sa signature.

Jusqu’à très récemment les experts traducteurs assermentés étaient nommés en fonction des postes vacants, des candidatures sur décision d’ un collège fermé,  ce qui impliquait que parfois, en l’absence d’un grand nombre de candidats, on choisissait au mieux.

L’ESIT (Ecole Supérieure d’Interprétation et de Traduction à Paris Dauphine) a fort intelligemment pallié ce problème – depuis deux ans – en sélectionnant des traducteurs professionnels pour ensuite leur proposer une formation juridique théorique et pratique d’environ un an.

Les traducteurs experts devraient donc au fil des années devenir de plus en plus professionnels et spécialistes de la traduction juridique.

Le traducteur juridique professionnel, c’est-à-dire celui qui a suivi un cursus traduction et une formation de juriste, est à la fois un spécialiste de la traduction et un spécialiste du droit. 

L’ISIT (Institut Supérieur d’Interprétation et de Traduction à Paris) propose une filière diplômante totalement adaptée, la filière ISIT/Droit qui diplôme des traducteurs alliant ces deux spécialités et  encourage ses étudiants à passer au moins une année dans la filière droit d’une université étrangère, comme McGill University (Canada) par exemple.

Lorsque le contenu juridique d’un document est fin et nuancé, voire s’il est très axé sur un aspect spécifique du droit (chacun sait que le droit des affaires n’a rien à voir avec le droit pénal ou le droit familial !), le professionnel de  la traduction, juriste dans cette spécialité sera le meilleur choix.

Comment trouver un traducteur assermenté ?

Il existe des listes dans les mairies, les cours d’appel, d’ailleurs disponibles sur internet.  Elles permettent de choisir un traducteur juré, en fonction des langues qu’il pratique et de sa situation géographique. (La situation géographique est importante car le traduction légalisée doit être originale et ne peut donc être transmise via Internet).

Ces traducteurs facturent généralement la page de 25 lignes, qu’elle soit pleine ou non, et leur délai de traduction est plus long car des originaux étant requis, tous les actes et toutes leurs traductions doivent voyager par voie postale.  Les tampons et les signatures devant être originaux.

Même si leur traduction fait foi devant un tribunal, l’expérience prouve qu’il est préférable de vérifier au moins les dates, les noms et les lieux qui peuvent avoir été déformés par erreur en cours de traduction.

Et un traducteur juridique professionnel ?

Il n’existe pas de liste officielle et cela implique de prendre un certain nombre de précautions avant de choisir l’interlocuteur à qui l’on souhaite confier une traduction juridique. Dans tous les cas, s’adresser une agence de traduction juridique réputée comme l’agence Bonnefous reste la meilleure des choses à faire.

Il faut :

  • S’assurer tout d’abord qu’il s’agit bien d’un professionnel de la traduction diplômé ou encore d’un juriste diplômé totalement bilingue.
  • Vérifier sa langue maternelle (celle dans laquelle il a grandi et dans laquelle il a fait ses études et a donc ses repères : c’est la seule langue dans laquelle il pourra bien traduire.
  • Enfin, valider son expérience dans le domaine de la traduction juridique en lui demandant des références.

 

 

Travailler avec une entreprise de traduction ?

J’emploie volontairement le mot entreprise pour  bien faire la différence avec « agence », qu’on associe trop souvent à « agence d’intérim » et à « boîte aux lettres ».

Une entreprise de traduction est gérée  par des professionnels de la traduction, qui connaissent leurs traducteurs, qui les testent, qui les relisent et les choisissent en fonction de chaque mission.

Une entreprise de traduction spécialiste dans la traduction juridique se chargera de sélectionner le professionnel adapté à la situation de traduction, et validera le texte cible, que le traducteur  soit assermenté ou non.

L’équipe CG Traduction & Interprétation est composée de traducteurs juristes, en interne et en externe, capables de passer d’un système juridique à un autre, de « localiser » le droit dans la culture du pays  cible.  Ils disposent aussi de l’humilité nécessaire pour poser des questions et lever les ambiguïtés juridiques le cas échéant.   Avec CG, vous pouvez vous appuyer sur le professionnalisme de vos interlocuteurs et vous consacrer à votre cœur de métier.

Comment devient-on traducteur indépendant ?

Comment devient-on traducteur indépendant ?

Malgré la progression de l’intelligence artificielle et de la traduction automatique (qui a toujours et besoin de l'homme pour donner des résultats satisfaisants), la traduction professionnelle reste un secteur dynamique dans lequel la demande est forte. Ainsi, si...

lire plus